Le sommet Choose France s’apprête à faire son retour en 2026, confirmant son statut d’événement incontournable pour les investisseurs internationaux. Depuis son lancement en 2018, ce rendez-vous annuel orchestré par l’Élysée attire les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales, tous désireux de miser sur l’Hexagone.
Un événement qui a su s’imposer dans le paysage économique mondial
Lorsque Emmanuel Macron a imaginé ce sommet il y a quelques années, l’idée était simple : rassembler les décideurs économiques internationaux autour d’une même table pour leur montrer ce que la France avait à offrir. Le pari semble réussi, avec des annonces d’investissements qui se chiffrent en milliards d’euros à chaque édition.
L’édition 2026 s’inscrit dans cette continuité, mais avec une particularité : l’intelligence artificielle devrait occuper une place centrale dans les discussions. Comment pourrait-il en être autrement alors que la France multiplie les initiatives pour devenir un acteur majeur de l’IA en Europe ?
L’IA comme nouveau terrain de jeu pour les investisseurs
Les précédentes éditions ont vu affluer des géants de l’automobile, de l’énergie ou de la grande distribution. Mais cette fois, les regards se tournent vers les entreprises technologiques et les spécialistes de l’intelligence artificielle. La France dispose d’atouts sérieux dans ce domaine : des chercheurs reconnus mondialement, des écoles d’ingénieurs réputées et un écosystème de startups qui monte en puissance.
Des infrastructures adaptées aux besoins de l’IA
Pour attirer les investissements dans l’IA, il faut plus que de bonnes intentions. La France a mis les moyens :
- Des centres de calcul haute performance capables de traiter les charges massives liées au machine learning
- Un cadre réglementaire qui tente de trouver l’équilibre entre innovation et protection des données
- Des partenariats public-privé qui facilitent le transfert de technologies entre recherche et industrie
- Des formations spécialisées qui alimentent le marché en talents qualifiés
Est-ce que tout est parfait pour autant ? Pas vraiment. La concurrence avec d’autres pays européens reste féroce, et certains investisseurs hésitent encore face à ce qu’ils perçoivent comme une fiscalité trop lourde.
Quels secteurs pourraient bénéficier de cette dynamique ?
Si l’IA sera au cœur des discussions en 2026, d’autres domaines devraient attirer l’attention des investisseurs présents. La transition énergétique reste une priorité nationale, avec des projets d’envergure dans l’éolien offshore ou le nucléaire nouvelle génération. La santé numérique connaît un développement accéléré depuis quelques années.
Le rôle des régions dans cette stratégie d’attractivité
Paris concentre traditionnellement l’essentiel des annonces lors de Choose France. Pourtant, les territoires jouent une carte de plus en plus visible. Lyon et sa French Tech, Toulouse et son pôle aérospatial, Nantes et son numérique, Grenoble et ses nanotechnologies… Chaque région cultive ses spécificités pour séduire les investisseurs étrangers.
Cette décentralisation des investissements présente un double avantage : elle permet de répartir la richesse sur l’ensemble du territoire et offre aux entreprises étrangères des conditions parfois plus attractives qu’en région parisienne, notamment en termes de coûts immobiliers ou de disponibilité des talents.
Les défis à relever d’ici 2026
Organiser un événement d’une telle ampleur demande une préparation minutieuse. Le gouvernement devra démontrer que les promesses des éditions précédentes ont été tenues. Combien de projets annoncés se sont réellement concrétisés ? Combien d’emplois ont effectivement été créés ? Ces questions reviendront sur la table.
L’autre défi concerne la formation. Attirer des investissements dans l’IA, c’est bien. Disposer des compétences pour les accompagner, c’est mieux. Les universités et grandes écoles devront prouver leur capacité à former suffisamment d’ingénieurs et de data scientists pour répondre aux besoins des entreprises qui s’installent.
Une vitrine pour la French Tech
Choose France 2026 représente une opportunité unique pour les startups françaises de l’IA de se faire connaître auprès d’investisseurs internationaux. Certaines pourraient même décrocher des partenariats ou des financements lors de cet événement. Ce serait une belle récompense après des années d’efforts pour se développer dans un environnement parfois hostile aux jeunes pousses technologiques.
En attendant le grand jour, les équipes de Bercy et de l’Élysée multiplient les contacts avec les grandes entreprises mondiales. L’objectif reste le même : faire de la France un territoire attractif pour les investissements à forte valeur ajoutée, et prouver que notre pays a toute sa place dans la révolution technologique en cours.






