Le sommet « Choose France » revient en 2026 pour sa prochaine édition, promettant de rassembler investisseurs internationaux et décideurs autour d’un objectif : faire de la France une terre d’innovation pour l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies. Retour sur cet événement qui redessine les contours de l’économie numérique hexagonale.
Un événement devenu incontournable pour les investisseurs
Depuis sa création en 2018, « Choose France » a pris une place singulière dans le paysage économique européen. Chaque année, ce sommet attire des dirigeants d’entreprises du monde entier au château de Versailles. L’objectif ? Convaincre ces géants industriels et technologiques d’investir sur le sol français.
La France dispose d’atouts bien réels : infrastructures de qualité, main-d’œuvre qualifiée, position stratégique en Europe. Mais la concurrence reste rude face à l’Allemagne, aux Pays-Bas ou même à l’Irlande. Alors, comment se démarquer ? En misant sur l’IA, secteur où Paris et ses écosystèmes tech ont déjà prouvé leur capacité d’innovation.
Le format du sommet mêle discours politiques, tables rondes sectorielles et rencontres bilatérales. Cette approche permet aux chefs d’État et aux PDG de discuter directement, sans intermédiaire. Une proximité qui facilite les décisions d’investissement rapides.
L’intelligence artificielle au cœur des ambitions 2026
Des annonces attendues dans le secteur de l’IA
Pour l’édition 2026, l’intelligence artificielle devrait occuper une place centrale. Les précédentes éditions ont déjà vu des engagements majeurs de la part de Microsoft, Google ou Amazon pour installer des centres de recherche ou des datacenters. Cette fois, les regards se tournent vers les applications concrètes de l’IA générative, la robotique avancée et les infrastructures cloud.
Le gouvernement français mise sur plusieurs axes :
- Attirer des centres de formation en IA pour renforcer les compétences locales
- Favoriser l’implantation de startups spécialisées dans les modèles de langage et la vision par ordinateur
- Développer des partenariats public-privé autour de projets de souveraineté numérique
- Faciliter l’accès aux données pour entraîner des algorithmes conformes au RGPD
Quelle place pour les acteurs français ?
Si l’événement vise à séduire les investisseurs étrangers, qu’en est-il des entreprises locales ? Mistral AI, Hugging Face ou encore Owkin ont déjà démontré que la France pouvait produire des champions de l’IA. Leur présence lors du sommet 2026 sera scrutée de près. Vont-ils bénéficier de nouveaux financements ? De partenariats avec les géants étrangers présents ?
L’équilibre reste délicat. Trop de concessions aux multinationales étrangères pourrait affaiblir l’écosystème local. Pas assez d’ouverture risquerait de ralentir l’innovation. Le défi pour les organisateurs sera de créer un environnement où collaboration rime avec protection des intérêts nationaux.
Au-delà des annonces, des résultats concrets ?
Chaque édition de « Choose France » se clôture sur des chiffres impressionnants : dizaines de milliards d’euros promis, milliers d’emplois annoncés. Mais entre les promesses et la réalité, quel bilan peut-on tirer ? Certains projets ont effectivement vu le jour, transformant des régions comme la vallée de la chimie lyonnaise ou le plateau de Saclay.
D’autres engagements ont pris du retard, ralentis par des contraintes administratives ou des changements stratégiques des entreprises. L’édition 2026 devra peut-être intégrer un volet de suivi plus rigoureux, histoire de transformer les belles déclarations en réalisations tangibles.
Une question se pose aussi : ces investissements profitent-ils vraiment à l’ensemble du territoire ou se concentrent-ils uniquement autour de Paris et de quelques métropoles ? La décentralisation des projets d’IA reste un enjeu majeur pour éviter de creuser les inégalités territoriales.
Rendez-vous en 2026
L’édition 2026 de « Choose France » arrive à un moment charnière. L’IA traverse une phase de maturité où les applications concrètes commencent à remplacer les expérimentations. Les entreprises cherchent des territoires capables d’allier innovation, régulation intelligente et accès aux talents.
La France a des cartes à jouer, mais la partie n’est jamais gagnée d’avance. Entre attractivité fiscale, qualité de vie et écosystème tech dynamique, le pays doit continuer à prouver sa valeur. Le sommet sera l’occasion de mesurer si cette stratégie porte ses fruits ou si des ajustements s’imposent face à une concurrence européenne toujours plus vive.






