On l’attendait, elle est là. La nouvelle Renault Twingo 100 % électrique vient d’être dévoilée dans sa version quasi-définitive, et les premiers essais routiers confirment ce que beaucoup espéraient : une petite citadine électrique enfin abordable, avec des performances tout à fait correctes pour un usage quotidien.
Les caractéristiques qui changent la donne
Commençons par les chiffres qui comptent. La Twingo E-Tech affiche 260 km d’autonomie en cycle WLTP. C’est loin des 400 km d’une Tesla Model 3, certes, mais pour une voiture pensée pour la ville et la périphérie, c’est largement suffisant. Combien de personnes roulent plus de 260 km dans une journée ordinaire ?
L’habitacle embarque un écran tactile de 10 pouces, ce qui est plutôt généreux pour ce segment. La connectivité smartphone est de série, tout comme la navigation intégrée. Renault a clairement voulu proposer un équipement moderne sans faire exploser l’addition.
Un tarif qui bouscule le marché
Et parlons-en, de l’addition. Le prix d’entrée est fixé à 16 000 euros, bonus écologique déduit. C’est un tarif qui place la Twingo en concurrence directe avec des citadines thermiques comme la Citroën C3 ou la Peugeot 208 de base.
Pour situer, voici ce que proposent les principaux concurrents électriques dans ce segment :
- Dacia Spring : à partir de 16 900 euros, mais avec seulement 225 km d’autonomie
- Citroën ë-C3 : autour de 19 300 euros pour 320 km d’autonomie
- Fiat Grande Panda : environ 18 500 euros, 260 km d’autonomie
La Twingo se positionne donc comme l’option la moins chère avec une autonomie compétitive. Un argument de poids pour les primo-accédants à l’électrique.
Sur la route, qu’est-ce que ça donne ?
Les journalistes qui ont pu essayer le modèle rapportent une conduite agréable en ville. Le moteur délivre 82 chevaux, ce qui permet des accélérations correctes en milieu urbain. Sur autoroute, la voiture tient la route mais l’autonomie fond logiquement plus vite — comptez plutôt 180 à 200 km en conditions réelles à 130 km/h.
Le rayon de braquage est un atout : 4,30 mètres de long, ça se gare à peu près n’importe où. Et ça, dans une grande ville française, ça vaut de l’or. Enfin, de l’espace de stationnement, ce qui revient au même.
La stratégie Renault derrière cette Twingo
Cette Twingo n’est pas un coup isolé. Elle s’inscrit dans la stratégie d’électrification de Renault pilotée par Luca de Meo, qui vise à proposer une gamme complète de véhicules électriques abordables d’ici 2028. La filiale Ampere, dédiée aux VE et aux logiciels embarqués, est le bras armé de cette transformation.
L’enjeu est double pour le constructeur : reconquérir le segment des petites voitures accessibles, longtemps délaissé au profit de SUV plus rentables, et répondre aux normes d’émissions européennes qui se durcissent chaque année.
Les premières livraisons sont prévues pour le troisième trimestre 2026. Les commandes sont déjà ouvertes sur le site de Renault, et selon les premiers retours des concessionnaires, l’intérêt est bien réel. Reste à voir si la production suivra la demande — un défi que Renault connaît bien.






